Ce qui était à la base censé être juste un message sur Mastodon a fini par devenir un article de blog.
En réponse à mon précédent message (citation) :
"Artificial intelligence is not at all like the real intelligence that comes from human brains. Computers do not know what words mean because computers do not experience the world the way we do. They do not even know what the real world is. Computers do not have the common sense or wisdom that humans accumulate by living life. Computers cannot formulate persuasive theories. Computers cannot do inductive reasoning or make long-range plans. ... In the age of Big Data, the real danger is not that computers are smarter than us, but that we think computers are smarter than us and therefore trust computers to make important decisions for us."
Provided by Dow Jones Feb 8, 2026, 10:02:00 PM
By Jeff Funk and Gary Smith
#AI
https://social.nah.re/@alex/116088261531862104
---
Intelligence ?
Je dis souvent au boulot que la machine est bête et stupide et ne fait que ce qu'on lui a dit de faire.
Même s'il s'agit de piocher des éléments de réponse venant d'une énorme base de données, ça reste juste un algo, une méthode à suivre pour arriver à un résultat, exactement comme une recette de cuisine à suivre à la lettre.
Présentement, les IA (enfin, je devrais parler de LLM et assimilés, il n'y a pas du tout d'intelligence là dedans), engouffrent des sommes monstrueuses, sans faire de bénéfice, et n'atteignent pas le seuil de rentabilité, c'est à dire, le moment les clients utilisent et achètent leur solution.
On n'est pas non plus dans la recherche fondamentale ou l'expérimentation, dans le but de faire avancer la science.
La reconnaissance de motifs (ou de formes), ça n'a pas attendu l'arrivée de gourous (vers 2018) dans la vallée du silicium pour être inventé.
Une intelligence artificielle appelée Eliza, probablement le premier chatbot, date de 1966. Basé sur un ensemble de phrases pré-établies, de reconnaissance de mots-clés et de reformulation en questions (ce chatbot était présenté comme étant psychotérapeute) ; lorsque qu'aucune phrase ne pouvait être reformulée ou aucun mot-clé n'était reconnu, Eliza se contentait de répondre : “je comprends”.
Mais concrètement, ça marche comment ?
C'est juste des statistiques et de la probabilité.
Un truc jaune tacheté marron, avec quatre grandes pattes, un long cou, il y a a peu près 95% de chances qu'il s'agisse d'une girafe.
Ben là, les IA, c'est le même principe, mais avec beaucoup plus d'éléments à prendre en compte. Et là, il y a un biais énorme.
Autant Eliza était programmé pour répondre “Je comprends” en l'absence de réponse, les LLM sont programmées pour répondre complètement à côté de la plaque. Il FAUT ABSOLUMENT que l'IA apporte une réponse, même si elle n'a pas de réponse.
Et ça a été appelé une "hallucination". Oui, on a tenté de faire croire aux gens que l'IA était réelle et qu'elle pouvait halluciner, comme si elle avait bu ou était droguée.
Il n'y a aucune intelligence dans l'IA.
Comment prendre un marché ?
Soit par le bouche à oreille et un bon produit à commercialiser (par exemple, Doom), soit avec d'énormes campagnes publicitaires, soit via une base de fans (plus communément appelé communauté fidèle, par exemple Nintendo, Xbox ou Playstation), soit en s'imposant et en écrasant la concurrence.
L'IA : s'imposer pour prendre le marché.
Pourquoi les vendeurs de solution "IA" imposent leurs outils ?
Pourquoi Microsoft force CoPilot dans quasiment tous leurs produits ?
Pourquoi Google impose Gemini IA (à ne pas confondre avec Gemini, qui est un protocole alternatif au web) ?
Pourquoi le patron de Nvidia s'est dépêché de publier un démenti il y a peu lors d'un toussotement du patron d'OpenIA ?
Parce qu'il faut absolument s'imposer sur le marché, à tout prix.
Le premier qui remporte la partie de poker, soit en asséchant financièrement ou matériellement (voir la pénurie majeure et organisée de composants essentiels dans le marché de l'informatique), remporte la mise et le marché.
Spéculation ?
Le marché de l'IA n'existe pas. C'est une partie de poker menteur entre 5 boîtes aux USA, s'échangeant des milliers de milliars (comprendre : je te donne un milliard, tu me donne un milliard, puis le marché boursier s'affole en voyant que les deux parties ont grapillé un milliard).
On est dans un univers de poudre-aux-yeux. La quête de l'objet magique qui aura réponse à tout, et qui "économisera" de l'emploi. Comprendre : licenciements.
Pour le moment, ça tient. Pouquoi ?
On a dépassé le stade où Apple a dépassé la blague du caca 💩 qui parle.
On a dépassé le stade de la poudre-aux-yeux.
On a dépassé l'objet magique.
Les investisseurs ne croient pas du tout en l'IA. Non. Ils n'y croient plus. La seule chose qui les pousse à acheter des actions (investir), c'est dans l'espoir de pouvoir revendre les actions aux investisseurs suivants tout en dégageant un bénéfice.
Le marché de l'IA tient uniquement sur ça.
Autrement dit, c'est juste une bulle spéculative.
Conclusion
La question n'est plus de savoir SI la bulle spéculative autour de l'IA va exploser, mais QUAND.
Et quelles seront les conséquences au niveau mondial.
---
Citation :
Lors de la ruée vers l'or, les seuls à s'être enrichis furent les vendeurs de pelles et de pioches.